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Dmitri Medvedev soigne son image

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Russie . Le président prépare son G20.

Publié le 30/03/2009 à 6h51

Le président russe, Dmitri Medvedev, a cherché à faire bonne figure avant d’arriver au sommet du G20, à Londres, où il veut que son pays joue un rôle crucial. C’est pourquoi il a donné à la BBC une interview, diffusée hier, où il s’est exprimé dans un langage direct, abordant même des questions dérangeantes.

Le site internet du Kremlin, qui a retranscrit une partie de l'entretien, s'est précipité pour mettre en ligne les propos où il a reconnu l'existence dans son pays de meurtres à caractère politique, frappant notamment des journalistes. «Malheureusement, les journalistes souffrent, comme d'autres citoyens, d'activités criminelles, a déclaré Medvedev. Je ne crois pas qu'il s'agisse dans tous les cas d'actes politiques. Mais dans certaines affaires, il peut y avoir de la vengeance politique, j'en suis absolument certain.»

Commanditaires. Ces assassinats sont rarement élucidés. Celui, en 2006, de la journaliste russe Anna Politkovskaïa, la seule à avoir couvert au jour le jour la guerre de Tchétchénie, est à ce titre emblématique. De vagues comparses ont récemment été condamnés mais les commanditaires sont restés dans l'ombre. De même, on ne connaît toujours pas les auteurs des meurtres de l'avocat des droits de l'homme Stanislav Markelov et de la journaliste Anastasia Babourova, tués en janvier en plein centre de Moscou. Par la même occasion le président russe a promis d'accorder une interview à Novaïa Gazeta, le journal de Politkovskaïa et de Babo

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