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L’inconnue Lieberman

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Le leader du parti d’extrême droite devient chef de la diplomatie.

Publié le 01/04/2009 à 6h51

Ses excès de langage ont affolé les chancelleries occidentales ainsi que la Jordanie et l'Egypte, les deux seuls pays voisins d'Israël avec lesquels l'Etat hébreu a conclu des accords de paix. Surnommé «le tsar», Avigdor Lieberman, 50 ans, qui se présente comme «l'homme fort providentiel» dont a besoin le pays, s'est taillé une réputation sulfureuse. Le nouveau ministre des Affaires étrangères est particulièrement virulent contre les Arabes israéliens, qu'il accuse de constituer une «cinquième colonne» et qu'il veut contraindre à prêter un serment d'allégeance à Israël. Son parti d'extrême droite, Israël Beiteinou, est devenu le troisième parti israélien, se payant le luxe de devancer les Travaillistes aux législatives de février.

Originaire de l’ex-République soviétique de Moldavie, il est arrivé à l’âge de 20 ans en Israël. Diplômé en sciences sociales de l’Université hébraïque de Jérusalem, il fut le chef de cabinet de Nétanyahou, alors Premier ministre, entre 1996 et 1999.

Depuis l'annonce de sa nomination, Lieberman s'est efforcé de rassurer l'opinion internationale en se disant prêt à accepter la «création d'un Etat palestinien viable» au côté d'Israël. Il a laissé à Nétanyahou le soin de détailler les orientations du nouveau gouvernement sur le dossier.

Les commentateurs soulignent que l’impact de Lieberman sur la diplomatie israélienne doit être relativisé. Des rumeurs circulaient, hier, sur son éventuelle démission forcée si les soupçons de

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