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Libération

Nétanyahou II, opération séduction à l’international

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Israël. La Knesset a investi hier le gouvernement du Premier ministre, de retour au pouvoir.

Publié le 01/04/2009 à 6h51

Le nouveau gouvernement israélien, fortement ancré à droite, devra relever un défi de taille : éviter que ne s’approfondisse l’isolement diplomatique d’Israël, très critiqué pour sa récente offensive dans la bande de Gaza, alors que l’inquiétude de la communauté internationale augmente concernant la poursuite du processus de paix avec les Palestiniens. Lors de son discours d’investiture, hier, Benyamin Nétanyahou s’est dit prêt à négocier la paix avec les Palestiniens, sans aller jusqu’à évoquer la formation d’un Etat indépendant.

Sans surprise, il a obtenu l’investiture de la Knesset (le Parlement israélien). Son gouvernement est le plus pléthorique de l’histoire du pays : trente ministres, dont plusieurs sans portefeuille et sept vice-ministres. La table du Conseil des ministres et les bancs réservés aux titulaires de maroquins à la Knesset ont dû être rallongés.

Tractations. L'attribution des ministères clés reflète les rapports de force au sein de la coalition laborieusement concoctée par le chef du Likoud Nétanyahou depuis les élections législatives du 10 février. En échange du ralliement in extremis de son parti, le chef des Travaillistes, Ehud Barak, conserve le ministère de la Défense et obtient quatre autres portefeuilles ministériels.

Cet accord de coalition avec le parti de gauche était essentiel pour modérer la coloration du nouveau gouvernement, composé de partis religieux et de droite favorables à la poursuite de l’occupation des territoires palestin

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