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Otan, soixante bougies et un bourbier afghan

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L’Alliance se réunit à Strasbourg pour un sommet dédié à son opération la plus massive.

Le secrétaire général de l'Otan Jaap de Hoop Scheffer à la veille de l'ouverture du sommet de l'Otan à Strasbourg, le 2 avril 2009 (AFP/Lionel Bonaventure)
Publié le 03/04/2009 à 6h51, mis à jour le 03/04/2009 à 6h51

Le président américain, Barack Obama, sera aujourd’hui, à Strasbourg, mais aussi à Kehl et Baden-Baden, de l’autre côté du Rhin, pour un soixantième anniversaire de l’Otan sous haute tension. Hier, la police a effectué une centaine d’interpellations dans la capitale alsacienne à l’issue des échauffourées qui ont opposé plusieurs centaines de militants et la police.

Les cérémonies, commencées dès hier avec l'élargissement de l'Alliance à deux nouveaux membres - l'Albanie et la Croatie -, se déroulent alors que l'Alliance est engagée, depuis 2003, dans la plus importante opération de son histoire en Afghanistan (lire ci-contre). Ce sommet anniversaire consacrera aussi le retour de la France dans le commandement intégré de l'Alliance, quarante-trois ans après son départ à l'initiative du général de Gaulle. Pour Nicolas Sarkozy, il s'agit de mettre fin à une anomalie, car la France a été depuis quinze ans un des principaux contributeurs aux opérations de l'Alliance en Bosnie, au Kosovo puis en Afghanistan. «On engage la vie de nos soldats mais nous ne participons pas au comité qui définit les objectifs de l'Otan», avait expliqué le Président.

Mais le sommet sera centré sur l'Afghanistan, où l'organisation joue sa crédibilité. Barack Obama a décidé d'envoyer 17 000 hommes supplémentaires pour mettre en œuvre sa «nouvelle stratégie» de stabilisation, et pourrait en envoyer 10 000 autres à l'automne. Il demande à ses alliés de l'Otan de faire un effort.

La capitale a

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