Sa gestion de la crise des caricatures de Mahomet a bien failli lui coûter le poste. Mais le Premier ministre danois a fini par l'emporter et deviendra secrétaire général de l'Otan. Après huit ans à la tête du gouvernement danois, c'est une consécration pour ce libéral proeuropéen de 56 ans, qui n'a pas hésité à engager son pays aux côtés des Etats-Unis en Afghanistan et, surtout, en Irak. Cette décision restera d'ailleurs sans aucun doute la plus controversée de ses trois mandats. Elle a «brisé le consensus qui prévalait au Danemark depuis l'après-guerre», estime le rédacteur en chef du quotidien Politiken, Toger Seidenfaden.
«Fogh», comme on a pris l'habitude de l'appeler pour le distinguer de tous les autres Rasmussen, a toujours été un allié fidèle des Etats-Unis. Il s'en expliquait dans une tribune, publiée dans le journal Berlingske Tidende, en mars 2003, où il affirmait que son pays avait «une dette à l'égard des Etats-Unis» depuis la Seconde Guerre mondiale. Il était temps de la régler et de rompre avec la ligne consistant «àlaisser les autres se battre pour la liberté et la paix». Le Danemark a toujours été atlantiste, mais «il est devenu super atlantiste avec Fogh», affirme Hans Mouritzen, professeur à l'Institut danois des études internationales. Une position renforcée par son amitié nouée avec l'ancien président George Bush. «C'était pour lui comme un frère spirituel, avec lequel il partage des val




