L'Obamania a aussi conquis la Turquie. Pour cette ultime étape de son périple européen, et sa première visite dans un pays musulman, le président américain a joué à fond la séduction avec un nouvel appel en faveur de l'intégration turque dans l'Union européenne, un hommage à Mustafa Kemal, le fondateur de la République laïque, et un discours où il a rappelé que les Etats-Unis «ne sont pas et ne seront jamais en guerre contre l'islam».
L’enjeu était d’importance. Pour Washington il s’agit de renforcer des liens anciens et solides avec ce pilier du flanc sud-est de l’Otan qui avaient été mis à mal depuis la guerre d’Irak en 2003, après le refus d’Ankara de laisser les Américains transiter par le territoire turc pour leur offensive.
«Nouvel âge d'or». Bien que ravis de la défaite de George W. Bush, les dirigeants turcs étaient au début méfiants vis-à-vis de Barack Obama et surtout de son vice-président, Joe Biden, ouvertement favorable à une reconnaissance par les Etats-Unis du génocide arménien. Mais l'enthousiasme l'a rapidement emporté, d'autant que la nouvelle administration fait tout pour souligner l'importance qu'elle accorde à cet allié «déterminant» et Ahmet Davutoglu, le conseiller du Premier ministre islamo-conservateur, Recep Tayyip Erdogan, au pouvoir depuis 2002, n'hésite pas à évoquer «un nouvel âge d'or» dans les relations turco-américaines.
Le contexte était favorable mais le sens politique d'Obama a fait le reste. Hier m




