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Libération

Agent de la paix entre Erevan et Ankara

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Le président américain a clairement évoqué le génocide arménien.

Publié le 08/04/2009 à 6h51, mis à jour le 08/04/2009 à 6h51

Jamais il n'a prononcé le mot qui fâche pendant sa visite en Turquie mais les allusions au génocide des Arméniens étaient claires. Barack Obama encourage, voire parraine, le rapprochement entre Erevan et Ankara. «Je garde mes convictions», a-t-il répondu lundi à la presse à propos de son engagement des années passées sur la reconnaissance du génocide de 1915, qui a fait plus d'un million de morts.

Plus tôt, devant les députés turcs, il avait rappelé combien «l'histoire non assumée peut peser lourd» affirmant que «les Etats-Unis subissent encore les contrecoups de la façon dont ils ont traité les Indiens». Une référence limpide à ce qu'il a appelé pudiquement «les terribles événements de 1915».

«Efficace». Saluant «les pas courageux» des dirigeants turcs et arméniens, il a assisté à la rencontre des ministres des Affaires étrangères des deux pays lundi à Istanbul. «Il est le premier chef d'Etat à avoir pris la mesure de la nouvelle donne turco-arménienne», note Gaïdz Minassian, chercheur au Groupe d'analyse politique de Nanterre, soulignant que «Obama a réussi à satisfaire aussi bien Erevan où les journaux titrent tous avec la phrase "Je n'ai pas changé mes convictions" qu'Ankara et c'est la manière la plus efficace de faire avancer les choses».

La frontière entre les deux pays pourrait rouvrir. Elle avait été fermée en 1993 par la Turquie pour protester contre le soutien armé d'Erevan aux insurgés d

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