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Les Etats-Unis cherchent une stratégie en Somalie

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Somalie. Pirates et islamistes obligent Obama à s’impliquer.

Publié le 14/04/2009 à 6h51

La Somalie est de retour sur l'écran radar de l'opinion américaine. Ce pays maudit, volontairement oublié depuis l'assassinat de 18 marines les 3 et 4 octobre 1993 à Mogadiscio. Au lendemain de la spectaculaire libération du capitaine d'un navire américain pris en otage par des pirates, le président Barack Obama s'est dit résolu à «stopper l'augmentation» des actes de piraterie au large de la Somalie.

Quelques heures avant cette déclaration, un parlementaire américain échappait de peu à la mort sur l’aéroport de Mogadiscio, alors que des obus de la milice islamiste radicale des Shebab avaient visé son avion au moment du décollage. Donald Payne, qui siège à la Commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants, avait été envoyé par Obama en Somalie pour des discussions avec le gouvernement et le président de transition.

Invasion. Cette visite était la première dans la capitale depuis plus d'une décennie. La sous-secrétaire d'Etat Jendayi Frazer s'était rendue à Baidoa, en 2007, siège du Parlement de transition et plus facile à sécuriser que Mogadiscio. Donald Payne a profité de sa venue pour critiquer l'invasion de la Somalie par les troupes éthiopiennes, de décembre 2006 à la fin 2008. Cette équipée, qui a entraîné l'émergence d'une guérilla islamiste de plus en plus puissante, avait été conçue par l'administration Bush, pour stabiliser un pays vu comme un havre potentiel d'Al-Qaeda. Elle a eu l'effet contraire et, avec l'anarchie ambiante, la pir

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