Enième rebondissement dans la controverse sur la conduite de l'armée israélienne lors de sa récente offensive à Gaza : Tsahal a publié, hier, les résultats d'une enquête interne concluant que les civils palestiniens n'ont pas été victimes de crimes de guerre. Les organisations palestiniennes et internationales, qui ont accusé Israël d'exactions contre des civils palestiniens, avaient à l'avance mis en doute ces investigations, réclamant une enquête indépendante. Leurs accusations avaient été renforcées par la publication dans le quotidien israélien de gauche Haaretz de témoignages de soldats. Mais l'armée avait rapidement classé son enquête sur ces témoignages, estimant qu'ils étaient basés sur le «bouche-à-oreille».
L'enquête menée par cinq colonels n'ayant pas participé à l'opération «Plomb durci» devait répondre aux accusations contenues notamment dans des rapports de l'ONU sur des attaques contre des civils et des infrastructures civiles, des bâtiments de l'ONU, des ambulances et des infirmiers et sur l'utilisation de phosphore blanc. L'armée israélienne «a respecté le droit international et a conservé un haut degré de professionnalisme et de moralité», a estimé le chef d'état-major adjoint, Dan Harel, en présentant les résultats de l'enquête.
S'il a reconnu que des civils palestiniens avaient été tués «par erreur» par les troupes israéliennes, Dan Harel a assuré qu'il s'agissait d'incidents isolés. A Gaza, 21 membres d'une même famille avaient




