Leur objectif n’est plus de conquérir N’Djamena, mais de se réfugier au plus vite hors du Tchad pour panser leurs plaies. Hier, les rebelles tchadiens faisaient mouvement vers le sud-est du pays, aux confins de la République centrafricaine et du Soudan. En fin de semaine, les hommes emmenés par Timan Erdimi, un ancien proche du président Déby, ont subi une cuisante défaite face aux troupes loyalistes à Am Dam, à une centaine de kilomètres au sud d’Abéché, où ils seraient tombés dans un guet-apens.
Pick-up. Le gouvernement affirme avoir tué plus de 200 combattants de l'Union des forces de la résistance (UFR), un chiffre difficilement vérifiable. D'après une source bien informée, plus de la moitié des 350 à 400 pick-up des rebelles auraient été détruits ou mis hors d'usage pendant l'affrontement.
La menace d’une nouvelle offensive en direction de la capitale tchadienne pour y renverser le Président semble donc s’éloigner, même s’il n’est pas exclu que les rebelles aient gardé des forces en réserve de l’autre côté de la frontière. D’autant que la saison des pluies est imminente, compliquant les mouvements à travers le pays. La population de N’Djamena, qui l’an dernier avait été prise sous le feu des combattants, n’a pas eu le temps d’avoir vraiment peur ces jours-ci.
Alors qu'en février 2008 le pouvoir d'Idriss Déby ne tenait plus qu'à un fil, le Président n'a jamais paru inquiet au cours des derniers jours. «Au Tchad, l'issue de la bataille tient beaucoup à l




