Il y a Guantánamo, avec ses 250 prisonniers, mais il y a aussi Bagram, en Afghanistan, où les Etats-Unis incarcèrent sans jugement plus de 600 suspects confrontés au même gouffre juridique. Ramzi Kassem, un avocat qui enseigne le droit international à l'université américaine de Yale, fait partie de ceux qui dénoncent ce «Guantánamo d'Obama». Depuis cinq ans, Kassem défend pro bono quatre détenus de la prison de Guantanamo Bay à Cuba, et un détenu du Centre d'internement du théatre d'opérations de Bagram (BTIF). Ce prisonnier, Amin al-Bakri, est un joaillier yéménite. Père de deux enfants, âgé de 40 ans, il a été enlevé par les services secrets américains en Thaïlande fin 2002, où il était en voyage d'affaires pour acheter des pierres précieuses. Le kidnapping a eu lieu sur la route de l'aéroport, au moment où il s'apprêtait à reprendre l'avion. Il a été transféré dans l'une des plus terribles prisons secrètes de la CIA en Afghanistan, baptisée par les rescapés, «la prison de l'obscurité». Après la fermeture de cette prison secrète, voilà deux ou trois ans, Al-Bakri a été transféré à Bagram. Début avril, l'avocat a obtenu, en portant plainte devant un tribunal américain, que son client puisse mettre en cause sa détention sans jugement devant des juges américains, «car celui-ci n'est pas afghan». La procédure est en cours. Beaucoup d'autres détenus non Afghans pourraient aussi prétendre à ce droit fondamental, mais le gouvernement américain
Interview
«Il n’y a pas eu de revirement»
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Ramzi Kassem, avocat d’un Yéménite détenu sur la base américaine de Bagram en Afghanistan :
Publié le 22/05/2009 à 6h51, mis à jour le 22/05/2009 à 6h51
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