En Europe du nord aussi, les sociaux-démocrates ont eu du mal à convaincre. Certes, la Suédoise Mona Sahlin souligne que son parti obtient le même score qu’en 2004 (24,6 %). Mais c’est 10 points de moins qu’aux élections législatives de 2006, déjà très mauvaises. En Finlande, le parti recule de plus de trois points par rapport à 2004, tandis qu’au Danemark, les sociaux-démocrates ne décrochent que 21,5 % des voix, contre 32,6 % il y a cinq ans. Les analystes ont tendance à considérer que les résultats auraient pu être pires. Mais ils reconnaissent que les sociaux-démocrates ont du mal à mobiliser. En Suède, ils reculent surtout dans les grandes villes, où les Verts progressent.
«Le parti est considéré comme non-moderne et les classes moyennes semblent avoir du mal à s'y reconnaître», remarque Anne-Marie Lindgren, présidente d'un think tank social-démocrate. Côté danois, la formation souffre «d'un déficit de confiance sur les questions économiques», observe le politologue Jørgen Goul Andersen. Les électeurs préfèrent voter pour le Parti du peuple socialiste (16 %), «qui était très à gauche, mais ressemble de plus en plus au parti social-démocrate».
Les mauvais scores de la gauche ne profitent pourtant guère à la droite, au pouvoir dans les trois pays. En Suède, le parti modéré du Premier ministre, Fredrik Reinfeldt, ne progresse que de 0,6 point par rapport à 2004. Même chose au Danemark, où le parti libéral (Venstre), au gouvernement depuis 2001, ne




