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Obama scrute l’Iran

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Le président américain place ses espoirs dans les candidats réformistes.

Publié le 12/06/2009 à 6h51, mis à jour le 12/06/2009 à 6h51

L'élection présidentielle d'aujourd'hui n'est pas seulement un sujet de politique intérieure iranienne. Ses résultats sont attendus avec curiosité et impatience tant au Moyen-Orient qu'en Occident. A commencer par Washington, où l'administration Obama espère secrètement le remplacement d'Ahmadinejad par un réformiste, Moussavi ou Karoubi, présumés plus favorables à un dialogue avec les Etats-Unis que beaucoup d'Iraniens appellent de leurs vœux, tant ce pays exerce sur eux une fascination certaine. Barack Obama, qui a fondé sa politique étrangère sur l'ouverture d'un dialogue sans condition avec Téhéran, a lancé plusieurs appels du pied à l'Iran, lui demandant de «desserrer le poing», notamment à l'occasion du nouvel an perse, Nevroz, mais il n'a pour l'instant reçu que des réponses évasives, voire des rebuffades d'Ahmadinejad, l'enjoignant à faire des gestes plutôt que lancer des belles paroles.

En Europe aussi, où Français, Allemands et Britanniques sont très mobilisés sur le dossier nucléaire, l'attente est très forte. Sans parler d'Israël, cible préférée des menaces et invectives négationnistes d'Ahmadinejad. Ou dans les pays arabes pro-occidentaux (Egypte, Arabie Saoudite, Jordanie) qui accusent Téhéran d'encourager un «axe» chiite au Moyen-Orient et de soutenir les mouvements extrémistes dans la région, tels que le Hezbollah et le Hamas.

Les désillusions risquent pourtant d’être fortes. Si les deux candidats réputés réformistes ont critiqué la f

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