Menu
Libération
Analyse

Nétanyahou propose un Etat croupion aux Palestiniens

Réservé aux abonnés

Le Premier ministre israélien a rejeté hier l’appel d’Obama à geler la colonisation.

Publié le 15/06/2009 à 6h51, mis à jour le 15/06/2009 à 6h51

Deux oui, trois non et une condition. C’est à cette formule mathématique que peut se résumer l’important discours prononcé hier soir par Benyamin Nétanyahou à l’université Bar-Ilan, dans la banlieue de Tel-Aviv : oui à un Etat palestinien et à des négociations, mais non à l’arrêt de la colonisation, au retour des réfugiés et à un Etat palestinien doté d’une armée ; enfin, pas d’Etat palestinien sans la reconnaissance du caractère juif d’Israël.

Annoncée il y a plus d’une semaine, cette adresse, spécifiquement consacrée au problème palestinien, était censée répondre au discours du Caire du président américain, Barack Obama, le 4 juin, dans lequel il appelait le gouvernement israélien à geler toute colonisation et à accepter le principe d’un Etat palestinien.

Camouflet. Sur ces deux points, Nétanyahou a fait un pas en avant et un autre en arrière. Il a implicitement rejeté tout gel de la colonisation en Cisjordanie au nom de la «croissance naturelle» des implantations israéliennes. C'est un camouflet pour Obama et son envoyé spécial, George Mitchell, qui insistaient sur ce point comme un moyen d'établir la confiance avec les Palestiniens et le monde arabe. La nouveauté du discours du Premier ministre israélien tient dans le fait qu'il s'est prononcé, pour la première fois, pour un «Etat palestinien». Pendant toute la campagne électorale, l'hiver dernier, «Bibi» Nétanyahou se limitait à évoquer une entité palestinienne autonome économiquement.

Ma

Dans la même rubrique