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Libération

Le jour où Téhéran s’est mis en marche

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Publié le 16/06/2009 à 6h51, mis à jour le 16/06/2009 à 6h51

Après un week-end d’accrochages avec la police et d’émeutes, les supporters de Mir Hossein Moussavi, qui contestent la réélection de Mahmoud Ahmadinejad, se sont réunis par centaines de milliers dans les rues de la capitale iranienne. Parti de la place de la Révolution, leur cortège grossissant jusqu’à devenir une marée humaine a rejoint la place de la Liberté. Récit heure par heure (1) de cette journée qui a ébranlé Téhéran.

7 heures. Les autorités rejettent la demande d'autorisation déposée la veille par Moussavi de tenir une nouvelle manifestation. «Aucune autorisation pour une marche ou un rassemblement n'a été délivrée, et toute sorte de marche ou de rassemblement est interdite», dit le ministère de l'Intérieur. Le principal opposant veut que l'autorité suprême de la république islamique annule les résultats qu'il juge frauduleux. Dans le même temps, le journal de Moussavi est suspendu. Les censeurs accourent dans chaque média. Des correspondants étrangers se voient empêchés de travailler.

11 heures. Le Guide suprême iranien, Ali Khamenei, invite le candidat Moussavi à continuer de contester «par des voies légales». Mais Moussavi, qui vient de rencontrer Khamenei, n'en démord pas. Il sera présent à la manifestation, tout comme Mehdi Karoubi, un autre candidat malheureux à la présidentielle. Le ministre de l'Intérieur avertit Moussavi qu'il sera tenu pour responsable des conséquences si le meeting venait à avoir lieu. Mah

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