Trois ans d'attente, de fausses rumeurs et d'espoirs déçus. Noam Shalit, le père du soldat franco-israélien Gilad Shalit, 22 ans, enlevé le 25 juin 2006 et détenu depuis par le Hamas dans la bande de Gaza, ne cache pas son amertume. «Je n'ai plus confiance dans le système. Ce qui compte maintenant pour nous, ce sont les résultats et pour le moment il n'y en a pas. Nous ne comptons plus que sur nous-mêmes», a-t-il dit à Libération, à la veille du troisième anniversaire de la capture de Gilad. Le jeune homme a été enlevé dans le sud d'Israël, à la lisière de la bande de Gaza, alors qu'il effectuait son service militaire obligatoire dans une opération menée par la branche armée du Hamas et deux autres groupes armés palestiniens.
Monnaie d'échange. Le soldat, qui a la double nationalité franco-israélienne, sert depuis de monnaie d'échange au Hamas pour la libération de prisonniers palestiniens détenus par Israël. Des médiateurs égyptiens ont assuré il y a quelques jours qu'ils avaient reçu un signe de vie du soldat et qu'il se portait bien. Le Hamas n'a cependant transmis que deux signes de vie tangibles de Gilad - un enregistrement sonore et une lettre - et a interdit au Comité international de la Croix Rouge (CICR) de lui rendre visite. Ce refus du mouvement islamiste palestinien, au pouvoir à Gaza, «de permettre au soldat Shalit de communiquer avec l'extérieur est cruel, inhumain et peut être assimilé à une torture», s'indig




