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Buenos Aires, va-tout des Kirchner aux législatives

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Argentine. Affaibli, le couple présidentiel compte sur la capitale.

Publié le 27/06/2009 à 6h51, mis à jour le 27/06/2009 à 6h51

La Matanza, haut lieu du péronisme. C’est dans le marché central de cette banlieue populaire de Buenos Aires que les époux Kirchner, Madame la présidente Cristina et son mari Nestor, candidat à la députation dans la province de Buenos Aires, ont choisi de clore jeudi soir leur campagne pour les élections législatives de dimanche en Argentine.

Sous le regard attentif - et parfois admiratif - de sa femme, à qui il a cédé les rênes de la Casa Rosada, l'Elysée argentin, à l'issue de son mandat, l'ancien président Kirchner (2003-2007), a renoué avec les accents populistes qui ont toujours su galvaniser les populations les plus déshéritées du Rio de la Plata. A grand renfort de cotillons aux couleurs du pays - bleu et blanc -, d'hymne à la gloire de l'ancien président Juan Domingo Peron, et d'un savant requiem au «peuple qui s'est mis en marche», Nestor Kirchner a tenté une dernière fois d'infléchir la tendance, qui donne souvent l'opposition au couple présidentiel en tête des suffrages au plan national.

Courageuses. Dimanche, les Argentins renouvellent la moitié des sièges de la chambre des députés (129 sur 257) et le tiers de ceux du Sénat (24 sur 72). «Ce n'est pas un scrutin de plus, a scandé Kirchner pendant toute sa campagne, mais un choix entre le retour au passé et la consolidation d'un projet national.» A La Matanza, où les humbles habitations en parpaings bruts côtoient les misérables baraquements de planches et de tôles

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