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La Suède, présidence ouverte

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UE. L’élargissement est une priorité du royaume.

Publié le 02/07/2009 à 6h51, mis à jour le 02/07/2009 à 6h51

La Suède a pris hier la présidence de l'Union européenne, pour la deuxième fois depuis son adhésion, en 1995. Parmi ses priorités : la poursuite de l'élargissement de l'UE, dont le royaume a toujours été un des plus fervents défenseurs. Au risque de froisser certaines susceptibilités chez les opposants à l'adhésion de la Turquie. En témoigne l'annulation, début juin, de la visite d'Etat de Nicolas Sarkozy à Stockholm, piqué au vif, paraît-il, par le plaidoyer pro-turc auquel s'était livré quelques jours plus tôt le chef de la diplomatie suédoise, Carl Bildt. Les éditorialistes suédois s'en sont donné à cœur joie. Un scandale ? «A peine», remarquait le quotidien Dagens Nyheter, moquant le comportement très français qui consiste à faire passer ses intérêts avant ceux de l'Union. «Une attitude nationaliste étroite, devenue de plus en plus difficile à tenir, à mesure que l'Europe s'est agrandie.»

«Tampon». Pourquoi un tel enthousiasme pour l'élargissement ? L'ex-secrétaire du Parti social-démocrate, Marita Ulvskog, ministre sous la présidence européenne de la Suède en 2001, rappelle le rôle clé joué par Stockholm lors des négociations précédant la cinquième vague d'élargissement. «L'UE était alors un petit groupe de pays riches, partageant une histoire et une expérience commune de la guerre. Nous voulions une autre Europe, plus ouverte sur le monde, capable d'inclure des Etats qui n'avaient pas atteint le même stade de développement

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