Lors des élections législatives et locales de dimanche, les Mexicains éliront 500 députés fédéraux, 400 députés régionaux, 6 gouverneurs et plus de 600 maires. Il y a des dizaines de milliers de candidats, mais le doute plane sur les urnes : lesquels d’entre eux représentent les intérêts du crime organisé et financent leur campagne avec l’argent de la drogue ?
Trois ans après l’arrivée du conservateur Felipe Calderón à la présidence, la réhabilitation du système politique mexicain est en jeu. Fin mai, dix maires et dix-neuf fonctionnaires de haut niveau étaient arrêtés dans l’Etat de Michoacán (centre du Mexique) pour leurs liens supposés avec les cartels de narcotrafiquants. A la mi-juin, le candidat du Parti d’action nationale (PAN, au pouvoir) à la mairie de San Pedro Garza Garcia, l’une des communes les plus riches du pays, était enregistré par des journalistes au moment où il exposait son projet de pacte avec le redoutable cartel des Beltrán Leyva pour garantir la sécurité dans la localité.
Avant ces scandales, l'incapacité des autorités, tous niveaux confondus, à dompter la violence des mafias et restaurer la sécurité avait déjà suscité la méfiance et le désenchantement des Mexicains. Mais ces événements ont irrémédiablement propagé l'image d'une classe politique sclérosée, corrompue jusqu'à la moelle. En parallèle, on a assisté à une montée en puissance du mouvement qui défend le vote blanc ou nul au cri de «Tous pourris !»
«Narcocandidats». Les




