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Libération

La fin de la période de repentance

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Pour Obama, l’ère de «la faute à la colonisation» est close. Au menu, pétrole, démocratie et terrorisme.

Publié le 11/07/2009 à 6h51, mis à jour le 11/07/2009 à 6h51

La première visite en Afrique subsaharienne de Barack Obama, président noir d'origine africaine était attendue avec une certaine impatience. Si la visite sera éclair - moins de vingt-quatre heures - le message lui sera clair. Et ce cousin africain pourrait même surprendre. Barack Obama entend souligner que l'ère de la «faute à la colonisation» est terminée. Le président américain, qui se targue d'être un parfait connaisseur du continent, qu'il a déjà visité à titre personnel et en tant que sénateur, affirme dans une interview à Allafrica.com que : «la réalité est que nous sommes en 2009 […]. L'Occident et les Etats-Unis ne sont pas responsables de ce qui est arrivé à l'économie du Zimbabwe au cours des quinze ou vingt dernières années. Ils ne sont pas responsables pour certaines politiques désastreuses que nous avons vue ailleurs en Afrique

La Maison Blanche assure qu'elle aurait souhaité pouvoir organiser un plus long voyage en Afrique, mais les contraintes de l'agenda présidentiel, entre les sommets internationaux et les exigences de politique intérieure, ne le lui ont pas permis. «Ce voyage n'a pas été orchestré comme une tournée africaine, mais il permet à Obama dans la foulée du sommet du G8, consacré aussi à l'aide à l'Afrique, de réaffirmer l'engagement des Etats-Unis à l'égard du continent», souligne Timothy Longman, directeur du Centre pour les études africaines à l'université de Boston.

Le choix du Ghana ne doit rien au hasard, même si le Kenya où

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