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Aux Kivus, un désastre humanitaire cautionné par l’ONU

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RDC . Les Casques bleus impuissants face aux exactions des combattants de tous bords.

Publié le 15/07/2009 à 6h51, mis à jour le 15/07/2009 à 6h51

En république démocratique du Congo (RDC), les chiffres dépassent souvent l’entendement. Le rapport rendu public aujourd’hui, par l’ONG Oxfam ne fait pas exception : il rappelle qu’en six mois seulement 800 000 personnes ont dû fuir leur domicile, du fait du déchaînement de la violence au Nord-Kivu et au Sud-Kivu, deux provinces situées dans l’est de la RDC. Les civils sont la cible de tous les combattants présents dans la zone, qu’ils soient loyalistes ou rebelles. Le tout, sous les yeux des milliers de Casques bleus déployés sur place, une fois de plus impuissants, et avec la caution du Conseil de sécurité de l’ONU, donc de la France, qui ne dit mot.

Bousculées. Ce désastre humanitaire est lié à une offensive conjointe des forces armées congolaises et des troupes rwandaises contre quelques milliers de rebelles hutus du FDLR (Forces démocratiques de libération du Rwanda), solidement installés dans cette région montagneuse depuis la fin du génocide au «pays des mille collines», à l'été 1994. Bousculées, les FDLR multiplient les représailles contre les civils, tandis que les soldats loyalistes, livrés à eux-mêmes, se déchaînent.

Cette opération, qui scelle de manière spectaculaire le rapprochement entre Kinshasa et Kigali, est soutenue sur le terrain par les Casques bleus de la Monuc (Mission de l’ONU au Congo), qui fournissent un soutien logistique et des renseignements aux troupes congolaises. En vertu du mandat délivré par le Conseil de sécurité, la Monuc es

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