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Les otages français en partage

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Somalie . Les deux probables fonctionnaires de la DGSE enlevés mercredi seraient l’objet d’intenses tractations entre deux groupes islamistes radicaux.

ParStéphanie Braquehais
MOGADISCIO, envoyée spéciale
Publié le 17/07/2009 à 6h51, mis à jour le 17/07/2009 à 6h51

Il s’agissait d’éviter un affrontement armé. Mercredi, d’intenses négociations ont eu lieu entre le groupe Hizbul al-Islam, retenant en otages, depuis vingt-quatre heures, deux hommes travaillant probablement pour la DGSE, et le groupe Shebab, qui voulait sa part du butin et menaçait de lancer les hostilités. Un otage représente une manne financière importante qu’ils n’étaient pas prêts à laisser filer. Officiellement, ces deux groupes islamistes sont alliés et luttent contre le gouvernement de transition somalien soutenu par la communauté internationale, affirmant avoir le même objectif : imposer la charia, la loi islamique, dans le pays. En réalité, de fortes dissensions existent entre les deux organisations. Les Shebab, comprenant de nombreux jihadistes étrangers, revendiquent leur affiliation à Al-Qaeda. Cheikh Dahir Aweys, le chef du parti Hizbul al-Islam, cultive, lui, des ambitions politiques et se verrait bien gouverner le pays. Les deux groupes ont finalement conclu un accord dans la nuit et se sont partagé les otages, qui seraient à Mogadiscio.

Un émissaire français serait arrivé dans la capitale somalienne pour mener les négociations, une information que le Quai d’Orsay dit ignorer. Le gouvernement de transition somalien a, pour sa part, multiplié les déclarations, affirmant son entière mobilisation. Selon le ministre des Affaires sociales, Mohammed Ali Ibrahim, des négociations seraient en cours et les otages seraient en bonne santé. Pour autant, les circonstances

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