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Mikhaïl Saakachvili lâche du lest

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Géorgie. Le Président annonce des réformes pour amadouer Washington.

Publié le 23/07/2009 à 6h51, mis à jour le 23/07/2009 à 6h51

Quelques jours avant l’arrivée à Tbilissi du vice-président américain Joe Biden, le président Mikhaïl Saakachvili a tendu la main à l’opposition qui, depuis avril, le conteste régulièrement dans la rue sans toutefois créer un rapport de force suffisant pour le contraindre à quitter le pouvoir. Il a ainsi proposé de modifier la Commission électorale centrale et le code électoral, d’avancer les municipales de l’automne 2010 au printemps de la même année et de faire élire le maire de Tbilissi au suffrage universel.

Le jeune chef de l'Etat, porté au pouvoir par la «révolution des roses» en 2003, a aussi promis des réformes dans un des domaines dans lesquels il est le plus contesté, celui des médias audiovisuels publics. Il a proposé de créer un nouveau conseil d'administration de l'audiovisuel public formé de neuf membres afin de dépolitiser ces médias : quatre du pouvoir, quatre de l'opposition et un de la société civile. Il a aussi demandé au Parlement d'accélérer ses travaux pour créer une seconde chaîne de télé publique consacrée à la politique, et où «même le plus petit groupe politique du pays pourrait s'exprimer et ouvrir le débat».

La plupart des partis ont qualifié ces propositions de «réformettes» sans substance, formulées à seule fin de séduire Biden lors de sa visite. Plus mesuré, l'opposant Irakli Alassania, leader de l'Alliance pour la Géorgie, a encouragé Saakachvili à démontrer «sa volonté réelle» de mettre en œuvre des réformes et a annoncé que s

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