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Abidjan conspue Sarkozy

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Côte-d’Ivoire. Paris est accusé de déstabiliser Gbagbo.

Publié le 27/07/2009 à 6h51, mis à jour le 27/07/2009 à 6h51

Au lendemain de l'élection de Nicolas Sarkozy à l'Elysée et du départ de son ennemi juré, Jacques Chirac, le président ivoirien, Laurent Gbagbo, avait confié «dormir mieux». Depuis la tentative de coup d'Etat de septembre 2002, muée en rébellion, le numéro 1 ivoirien avait constamment soupçonné Paris de noirs desseins à son encontre.

Mais l’arrivée de Sarkozy au pouvoir à Paris n’a pas débouché sur la réconciliation tant espérée à Abidjan. Le successeur de Chirac avait posé une condition sine qua non : l’organisation d’élection transparente et crédible, prévue initialement à la fin 2005. Or, celle-ci se fait toujours attendre. Certes, leur date a été officiellement fixée au 29 novembre prochain. Mais, début juin, à Paris, le directeur de cabinet de Gbagbo a discrètement confié à l’Elysée que son pays ne serait pas prêt.

Depuis lors, Nicolas Sarkozy ne cache plus son exaspération. Lors des funérailles d'Omar Bongo, à Libreville, le mois dernier, il a dénoncé «les promesses fallacieuses» d'Abidjan et laissé entendre qu'il pourrait ordonner le retrait des 900 soldats français encore déployés en Côte-d'Ivoire. Puis, la semaine dernière, lors d'une rencontre à New York avec le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, il aurait, selon la presse ivoirienne, laissé éclaté à nouveau sa colère contre Gbagbo : «Ce monsieur n'est pas digne de confiance.»

Les médias proches du régime d'Abidjan se déchaînent comme au plus fort des tensions entre les deux

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