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Libération

Les prisons néerlandaises se vident de leurs détenus

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Pays-Bas . La politique d’aménagement des peines du gouvernement est jugée laxiste.

ParSabine Cessou
AMSTERDAM, de nore correspondante
Publié le 28/07/2009 à 6h51, mis à jour le 28/07/2009 à 6h51

Situation inédite en Europe, les Pays-Bas vont fermer huit prisons, d’ici 2010, faute de détenus. La Belgique a envisagé de louer des cellules néerlandaises pour ses propres prisonniers, mais les discussions ont échoué, à cause de dissensions internes, côté belge, entre interlocuteurs flamands et wallons. A Rotterdam, Alkmaar et La Haye, des établissements pénitenciers vont donc devoir fermer. Les syndicats de fonctionnaires protestent contre la suppression de 1 200 emplois, mais l’essentiel du débat porte sur les causes de cette vacance des prisons. Nebahat Albayrak, la secrétaire d’Etat (travailliste) à la Justice, nie les effets d’une politique qui vise, depuis 2001, à donner de plus en plus de peines de service communautaire. Les peines correctionnelles et les condamnations à moins de huit mois fermes sont transformées en heures de jardinage, de plonge dans les hôpitaux ou de leçons de boxe pour les jeunes délinquants. Du coup, une peine sur trois relève du service communautaire, et le nombre de détenus a baissé de 20 %, depuis 2005.

Bracelet. Nebahat Albayrak, elle, affirme que les prisons sont vides parce que la criminalité a baissé. Au Parlement, la droite et les chrétiens démocrates lui reprochent d'avoir commué des sanctions de moins de trois mois de prison ferme en simple assignation à résidence avec bracelet électronique, sans avoir pris la peine d'en informer les juges. Cette possibilité avait été décidée en 2005 de manière temporaire, pour des ca

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