Téhéran ne cesse de souffler le chaud et le froid sur le sort de Clotilde Reiss, la jeune universitaire française détenue depuis le 1er juillet à la prison d'Evin, officiellement pour avoir participé aux manifestations contre la réélection frauduleuse de Mahmoud Ahmadinejad.
Alors qu'il semblait se dessiner une solution, mardi, pour qu'elle soit transférée à l'ambassade de France à Téhéran jusqu'à la fin de son procès, on apprenait hier, par la justice iranienne, que son procès était terminé et qu'elle devait rester en Iran jusqu'au verdict, qui semble dépendre de tractations politiques. «Toute décision pour qu'elle soit libérée sous caution […] ou qu'elle reste en prison appartient au juge», a expliqué le procureur de Téhéran, ajoutant : «Dans le cas d'une acceptation de la caution et d'une remise en liberté, cette ressortissante française n'a aucunement le droit de quitter le pays jusqu'à ce que soit rendu le verdict.»
Selon des sources iraniennes, l'ambassade de France à Téhéran a envoyé une note officielle dans laquelle elle s'engage à payer une caution pour la libération de Clotilde Reiss. Le porte-parole du Quai d'Orsay a déclaré pour sa part : «Les autorités françaises demandent la libération de Clotilde Reiss et font le nécessaire pour l'obtenir. Elles demandent également l'abandon de toutes les poursuites à l'encontre de Clotilde Reiss et Nazak Afshar.» Cette dernière, une employée franco-iranienne du service culturel




