Même depuis l'au-delà, l'ex-président sud-coréen Kim Dae-jung semble contribuer au rapprochement entre les deux Corées. La délégation nord-coréenne, qui s'est déplacée à Séoul vendredi pour rendre hommage à l'ancien chef d'Etat et prix Nobel de la paix mort mardi à 85 ans, a surpris en décidant de prolonger son séjour et de rencontrer, hier, le président du Sud, Lee Myung-bak. L'ambiance de la rencontre a été décrite comme «franche et courtoise», et a laissé une «bonne impression» sur les officiels du Nord.
Depuis son accession au pouvoir, en février 2008, Lee Myung-bak avait rejeté la politique dite du «soleil brillant» (lire ci-contre) initiée par Kim Dae-jung, président de 1998 à 2003. Celle-ci consistait à financer, pratiquement sans contrepartie, le développement économique de la Corée communiste dans l'espoir d'une évolution pacifique du régime de Pyongyang.
Arme. Séoul a ainsi transféré des milliards d'euros à la dictature de Kim Jong-il - y compris après l'explosion de la première bombe atomique nord-coréenne en 2006 - jusqu'à ce que Lee Myung-bak y mette un terme. Lee exige depuis un an et demi que Pyongyang - qui a procédé cette année à un second essai nucléaire - renonce à l'arme atomique comme condition préalable à la reprise de tout pourparler. Séoul continue d'apporter au Nord l'aide alimentaire dont elle a besoin pour nourrir sa population, toujours au bord de la famine ; mais l'arrêt de toute autre assistance s'est tr




