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Raid contre d’anciens tortionnaires chiliens

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Mémoire. Inculpation, mardi, de 129 ex-agents des années Pinochet.

ParClaire MARTIN
SANTIAGO, de notre correspondante
Publié le 03/09/2009 à 0h00

C’est la mise en examen la plus massive de l’histoire des procès pour les violations des droits de l’homme commises pendant la dictature du général Augusto Pinochet (1973-1990). 129 anciens officiers et sous-officiers ont été inculpés, mardi, par le juge Victor Montiglio. Près de la moitié de ces militaires, aujourd’hui retraités, avait jusqu’ici réussi à échapper à la justice. Ces anciens agents de la Direction du renseignement national (Dina), la police secrète de Pinochet créée après le coup d’Etat de septembre 1973 pour exterminer la gauche chilienne, sont inculpés pour l’enlèvement d’une centaine de militants de gauche.

Maquillage. Ils sont mis en examen pour les opérations Condor, Colombo et l'affaire dite de la «rue Conférence». Si la plupart des inculpés ont fait partie des brigades de la Dina chargée des arrestations et des tortures, c'est la première fois que sont également épinglés ceux qui montaient la garde devant les centres de torture clandestins. Le plan Condor consistait en une coordination des services secrets des différentes dictatures du Cône sud pour éliminer leurs opposants. L'opération Colombo visait, elle, en 1975 à maquiller en règlements de compte internes les meurtres de 119 opposants politiques. L'affaire «rue Conférence» fait référence à l'arrestation de nombreux responsables du Parti communiste.

Amnistie. Dans l'instruction de ces affaires, le juge Victor Montiglio a succédé au juge Juan Guzman, lorsque celui-ci a

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