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Les Pays-Bas plus durs sur les drogues douces ?

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Commerce . Le gouvernement envisage d’exclure les touristes étrangers des coffee-shops.

ParSabine Cessou
AMSTERDAM, de nore correspondante
Publié le 16/09/2009 à 0h00

Les Pays-Bas veulent changer de politique en matière de drogues douces, en interdisant l’accès des coffee-shops aux «touristes de la drogue». Seuls les résidents néerlandais, détenteurs d’une carte de membre d’un bar à joints, pourraient être acceptés à l’avenir. Mais pour l’instant, ce n’est qu’une idée.

Un projet pilote va être lancé dans les 30 coffee-shops de Maastricht, puis faire l’objet d’une discussion nationale fin 2010. Rien n’indique que l’essai sera concluant. On imagine déjà les réseaux parallèles que le tri entre clients va créer. Tout bénéfice pour les intermédiaires qui auront le sésame des fameux bars. Il n’est pas sûr non plus que les propriétaires des 700 coffee-shops du pays, qui sont organisés, s’en laissent conter.

A Amsterdam, la perspective d’un changement n’émeut guère. La discussion prévue pour fin 2010 pourrait aussi bien pencher en faveur de la légalisation de la culture du cannabis. Des maires travaillistes proposent de mieux contrôler l’approvisionnement des coffee-shops, seulement tolérés, pour mieux limiter les activités criminelles liées à la culture du cannabis, toujours illégale.

Deux petites villes ont pourtant fait couler beaucoup d’encre. Bergen-op-Zoom et Roosendaal, situées près de la frontière belge, sont les seules communes à avoir décidé la fermeture définitive, effective aujourd’hui, de leurs 8 coffee-shops. Une manière d’éviter les «nuisances» provoquées par les 25 000 touristes de la drogue belges et français qui s’y pressaient chaq

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