C’est une nouvelle rupture d’avec les errements de l’administration Bush. Le président américain, Barack Obama, a annoncé, hier, l’abandon par les Etats-Unis de la partie la plus contestée de leur projet de bouclier antimissiles en Europe de l’Est afin de miser sur un système plus souple. Ce nouveau signal en direction de Moscou, mais aussi de Téhéran, inquiète une Europe de l’Est qui se sent incomprise par le nouvel occupant de la Maison Blanche.
A quoi aurait servi le bouclier ?
Ce que l'administration Obama a décidé d'abandonner n'est qu'un élément du vaste projet de National Missile Defense (NMD) visant à protéger l'Amérique du Nord contre les missiles balistiques. Successeur de l'Initiative de défense stratégique (la «Guerre des étoiles») lancée par le président Reagan en 1983, relancée au lendemain du 11 Septembre, le programme NMD n'est pas globalement remis en cause. Barack Obama l'a d'ailleurs confirmé hier en déclarant que «la nouvelle approche offrira de meilleures défenses contre la menace d'une attaque de missile».
L’abandon porte sur la partie de la NMD concernant spécifiquement la menace iranienne. Washington voulaient être capables de détecter et de détruire en vol des missiles intercontinentaux lancés depuis l’Iran contre les Etats-Unis. L’Iran ne possède pas de tels missiles, même s’il cherche à le faire, pour transporter des têtes nucléaires… qu’il ne possède pas non plus. Il peut sembler curieux d’implanter en Europe centrale un sy




