Le procès de l’ancien Premier ministre israélien Ehud Olmert, inculpé notamment pour fraude, abus de confiance, usage de faux et évasion fiscale, a débuté vendredi à Jérusalem. C’est la première fois qu’un ancien chef de gouvernement est jugé pour corruption et que les faits qui lui sont reprochés sont aussi graves.
«Ce n'est pas une journée facile pour moi. Cela fait trois ans que je suis la cible d'une campagne de diffamation quasi inhumaine. Je suis innocent et je suis certain que la cour me lavera de tout soupçon», a assuré Olmert, les traits tirés, lors de son entrée dans le tribunal. Figure de proue de la droite nationaliste devenu chef de file du parti centriste Kadima, Ehud Olmert risque, selon les commentateurs, une peine d'emprisonnement de cinq ans pour chacun des quatre chefs d'accusation portés contre lui.
La décision de la police de l’inculper dans «l’affaire Talansky» a poussé Ehud Olmert, par ailleurs mis en cause dans d’autres scandales et très impopulaire depuis les ratés de la guerre de l’été 2006 contre le Hezbollah, à démissionner en septembre 2008. L’homme d’affaires juif américain Morris Talansky a reconnu lui avoir donné des enveloppes contenant des centaines de milliers de dollars, à l’époque où il était maire de Jérusalem, entre 1993 et 2003.
Dans «l’affaire Rishontours», Olmert, alors ministre de l’Industrie et du Commerce (entre 2003 et 2006), se serait fait rembourser plusieurs fois des billets d’avion pour une même destination par le gouv




