Oui ? Non ? Beaucoup de choses dépendront de la réponse que les Irlandais donneront, vendredi, à leur second référendum sur le traité institutionnel européen. Si c’est «oui», ce traité entrera rapidement en vigueur puisque même les Tchèques ne pourraient plus le bloquer longtemps. L’Union aura, alors, un président, un homme ou une femme qui l’incarne sur la scène internationale. Elle aura non seulement un «Haut Représentant», un ministre des Affaires étrangères, mais également un service diplomatique commun, chargé d’harmoniser les positions des Vingt-Sept, de réduire leurs divergences et, surtout, d’affirmer leurs convergences, plus nombreuses qu’on ne le croit.
Plus important encore, les dirigeants des Etats membres devront, à l’avenir, proposer au Parlement un candidat à la présidence de la Commission qui soit issu de la majorité choisie par l’électorat paneuropéen. Cela devrait, enfin, inciter les grands courants politiques de l’Union - droite, gauche, Verts et autres - à former de vrais partis européens, présentant des listes communes appuyées sur des programmes de gouvernement de l’Europe.
Si c’est «oui», un pas sera fait vers l’Europe politique et la dynamique fédérale en sera favorisée. Si c’est «non», constat sera fait de l’approfondissement de la coupure entre l’Europe et les Européens. L’Union sera en danger, menacée de s’enfoncer plus encore dans sa morosité, mais cela pourrait avoir un effet bénéfique. Cela devrait alors inciter Angela Merkel et Nicolas Sarkozy à




