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La Russie en garde partagée jusqu’en 2024 ?

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Le Premier ministre Poutine prépare déjà l’élection de 2012 qui pourrait le remettre en selle jusqu’en 2024… Avant de laisser la place à Medvedev.

ParHélène Despic-Popovic
envoyée spéciale à Moscou
Publié le 14/10/2009 à 0h00

AMoscou, la blague fait déjà fureur. Elle se passe en 2024, en pleine campagne électorale pour la présidentielle. Deux Russes se rencontrent. L’un demande à l’autre : «Sais-tu qui va gagner ? Moi, je n’en ai aucune idée.» Le second lui répond : «Mais si, on le sait. En Russie un chevelu succède toujours à un chauve.» Et il poursuit comme un disque rayé : «On a eu Lénine puis Staline, Khrouchtchev puis Brejnev, Gorbatchev puis Eltsine, Poutine puis Medvedev, Poutine puis Medvedev, Poutine puis Medvedev…»

«Si je travaille bien». Un an et demi après l'élection de Dmitri Medvedev, et moins de trois ans avant un nouveau scrutin présidentiel, la Russie semble déjà en campagne. Le 11 septembre, devant un aréopage international, le Premier ministre, Vladimir Poutine, n'a pas fait mystère de son intention de tâter de nouveau à la fonction suprême qu'il a déjà exercée par deux fois entre 2000 et 2008. S'il venait à être élu en 2012, cette fois pour six ans - puisque le mandat a été prolongé par une réforme que l'on dit avoir été faite exprès pour lui -, il pourrait rester à la tête du pays pour deux nouveaux termes. Ce qui nous mène à la date fatidique de 2024 dont parle la blague qui fait rire tout Moscou. Evoquant à son tour l'élection de 2012, cette fois devant un parterre d'étudiants lors d'une conférence à Pittsburgh (Pennsylvanie), le président Dmitri Medvedev, l'homme que Vladimir Poutine a fait élire parce qu'il ne pouvait pas briguer un troisième mandat en 200

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