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Interview

Le Hamas à Gaza : «Nous sommes l’autorité légale»

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«Libération» a rencontré Mahmoud al-Zahar, haut responsable du mouvement palestinien. Il revient notamment sur les accusations de crimes de guerre dont son parti fait l’objet.

Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU a ouvert jeudi une session extraordinaire destinée à adopter le rapport Goldstone sur le conflit de l'hiver dernier à Gaza, dénoncé d'avance par Israël comme "une récompense pour le terrorisme". (© AFP Jean Pierre Clatot)
ParChristophe Ayad
envoyé spécial à Gaza
Publié le 16/10/2009 à 0h00

Mahmoud al-Zahar est le ministre des Affaires étrangères du gouvernement du Hamas, qui dirige la bande de Gaza. Membre du bureau politique et parmi les dirigeants les plus influents du parti islamiste, il est considéré comme un «faucon». Alors que le Conseil de sécurité et le Conseil des droits de l'homme de l'ONU examinaient hier le rapport Goldstone, qui accuse Israël et le Hamas de crimes de guerre lors de la guerre de Gaza en janvier dernier, il revient sur la controverse qu'a occasionnée ce texte côté palestinien. Pour Libération, il s'explique aussi sur les relations avec Israël, le sort du soldat franco-israélien Gilad Shalit (détenu à Gaza depuis juin 2006), l'administration Obama et la réconciliation entre le Hamas et le Fatah.

Comment réagissez-vous au rapport Goldstone ?

C’est un texte très important, qui dépasse largement les suites qui seront données au niveau des Nations unies. Mais nous ne sommes pas d’accord avec les accusations qui concernent le Hamas. Le rapport accuse le Hamas d’avoir utilisé des civils [palestiniens] comme boucliers humains et d’avoir visé des civils [israéliens]. Or tout le monde sait que lorsque l’armée israélienne a attaqué des hôpitaux ou des écoles, on n’a retrouvé aucun combattant du Hamas parmi les victimes. Quant aux attaques visant Israël, aucun civil [israélien] n’a été tué pendant la guerre.

Le point positif de ce rapport, c’est qu’il donne aux familles de Gaza - comme la famille Samouni, qui a perdu 18 de ses membres - une base pour poursuivre en justice les respon

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