Menu
Libération

L’Eglise luthérienne, nouveau temple du mariage gay

Réservé aux abonnés

Publié le 23/10/2009 à 0h00

Ils rêvaient d’un grand mariage traditionnel à l’église. Finalement, Lars Gårdfeldt, 51 ans, prêtre à Göteborg (sud-ouest de la Suède), et son compagnon, prêtre aussi, se sont mariés civilement au Canada, en 2006. Parents de deux enfants, ils étaient las d’attendre que l’Eglise luthérienne de Suède, qui les a ordonnés, daigne enfin leur accorder ce droit qu’ils réclamaient depuis près de trente ans. Car si les couples homosexuels pouvaient enregistrer un «partenariat» depuis 1995, ou adopter un enfant depuis 2003, le mariage continuait de leur être interdit.

Hier, l'Eglise luthérienne, anciennement Eglise d'Etat, à laquelle appartiennent plus de 70 % des Suédois, a accepté d'unir des couples homosexuels. Cette décision, très attendue, intervient après que les députés ont modifié la loi sur le mariage pour en faire un acte «sexuellement neutre». Avec une conséquence importante pour les Eglises. Car, en Suède, les couples peuvent choisir indifféremment d'être unis par un prêtre ou un représentant de la loi, sans avoir besoin de passer à la mairie avant de se rendre à l'église. En autorisant les mariages gays, les députés ont forcé les communautés religieuses à choisir : soit elles acceptent d'unir les couples homosexuels et conservent le droit de célébrer le mariage, soit elles s'y opposent et perdent ce droit. L'Eglise luthérienne a choisi la première option, même si elle tolère que des prêtres refusent de marier des couples homosexuels. Lars Gårdfeldt se dit partagé : «Si

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique