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Allemagne : inégalités au programme

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Le gouvernement, investi aujourd’hui, entend mettre en œuvre son très libéral «Contrat de coalition».

Le chef des libéraux allemands, Guido Westerwelle (g), la chancelière Angela Merkel et le dirigeant de la CSU Horst Seehofer à Berlin le 24 octobre 2009. (© AFP Michael Gottschalk)
ParNathalie Versieux
Berlin, de notre correspondante
Publié le 28/10/2009 à 0h00

C’est un clair tournant libéral - au moins dans les intentions - que propose le nouveau gouvernement d’Angela Merkel, investi aujourd’hui. Les deux partis au pouvoir, les chrétiens-démocrates (CDU) de la chancelière et les libéraux (FDP) de Guido Westerwelle, ont défini en un mois d’âpres négociations, après les élections de septembre, ministère par ministère, les grandes lignes de leur action, dans un document de 130 pages sobrement baptisé «Contrat de coalition». Le contenu, souvent flou, est largement inspiré de l’idéologie libérale du FDP.

Un cadeau fiscal lourd pour les finances

Il se monte à 24 milliards d'euros. Les classes moyennes, les familles et les PME familiales seront les principaux bénéficiaires des baisses d'impôts annoncées, qui seront financées par «des économies sur le fonctionnement de l'Etat», selon Guido Westerwelle, chef du FDP et nouveau ministre des Affaires étrangères, et par la reprise attendue. La plupart des économistes doutent du bien fondé de cet optimisme et redoutent un colossal dérapage des finances publiques. La coalition semble effectivement perdre de vue l'objectif de rigueur budgétaire incarné par Peer Steinbrück, le précédant ministre des Finances d'Angela Merkel. Mais la chancelière a imposé aux Finances Wolfgang Schäuble, un vieux renard de la politique, dont la poigne de fer doit contrebalancer les exigences jugées souvent irréalistes du FDP. En clair, l'Allemagne va continuer à s'endetter dans les années à v

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