Au Proche-Orient, l’administration Obama met les bouchées doubles. Précédée de l’émissaire spécial arrivé sur place jeudi, la secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, est attendue ce week-end en Israël, où elle doit rencontrer les dirigeants israéliens après un entretien samedi à Abou Dhabi avec le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas. Mais rien n’indique que cette débauche d’efforts diplomatiques débouche sur une relance des négociations de paix, suspendues depuis près d’un an.
Barack Obama a beau avoir fait du conflit israélo-palestinien une «priorité» de son action, il est en train de découvrir les dures réalités d'une région où les acteurs n'ont ni l'envie réelle ni les moyens d'un règlement négocié.
Côté israélien, le gouvernement très marqué à droite de Benyamin Nétanyahou a fait le gros dos tout au long de l’été, actionnant tous ses réseaux pour résister à la demande express du président américain de geler la colonisation en Cisjordanie occupée et à Jérusalem-Est. Au final, l’administration américaine, désespérément à la recherche d’une percée au Proche-Orient, alors que les difficultés s’accumulent en Afghanistan, en Irak et sur le dossier iranien, ne fait plus vraiment de l’arrêt de la colonisation un préalable à toute discussion. Un gel temporaire, limité à six mois et ne touchant pas aux constructions déjà lancées, voire pas de gel du tout mais le démantèlement de colonies «illégales» ou «sauvages» - c’est-à-dire n’ayant pas reçu de fe




