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Analyse

Internet au secours de la liberté

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Le président américain a plaidé contre la censure sur le Net. Pékin a interdit en juin Facebook et Twitter.

Publié le 17/11/2009 à 0h00

Le bâtiment futuriste du Musée des sciences et technologies de Shanghai a été le théâtre hier des échanges entre un président américain détendu, comme à son habitude, et plusieurs dizaines d’étudiants chinois anglophones. Triés sur le volet, nombre d’entre eux appartenaient aux jeunesses communistes.

«La Chine et les Etats-Unis n'ont pas à être des adversaires», a postulé en préambule Barack Obama, rendant hommage à un Empire du Milieu «majestueux». Il a expliqué que des bonnes relations bilatérales pourraient apporter la «prospérité et la paix dans le monde». «Les libertés d'expression et de culte et l'accès à l'information sont, nous le pensons, des droits universels», a poursuivi le président américain. «Ils devraient être accessibles à tous, y compris aux minorités ethniques et religieuses, que ce soit aux Etats-Unis, en Chine, ou ailleurs», a affirmé Barack Obama, se déplaçant sur une estrade où étaient assis des étudiants devant des drapeaux chinois et américain. Une déclaration qui n'est pas, dans l'absolu, une nouveauté en Chine, puisque la liberté d'expression, de presse, de religion, d'assemblée et de manifester est théoriquement garantie par la Constitution chinoise, de même que (depuis 2004)«la protection des droits de l'homme».

Le président américain a également plaidé pour un réseau sans censure, alors que la Chine maintient une vigilance extrême sur la Toile, censurant Facebook et Twitter. Selon l'organisatio

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