Israël a finalement annoncé hier un plan de suspension partielle, pour dix mois, de la colonisation en Cisjordanie, après de longs atermoiements et alors que l’administration américaine a considérablement abaissé ses exigences en la matière ces dernières semaines. Cette décision permet au Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, de reprendre l’initiative sur le front diplomatique, bloqué, des négociations de paix avec les Palestiniens.
Ce geste «nous permet de montrer au monde une simple vérité, à savoir que le gouvernement israélien veut ouvrir des négociations avec les Palestiniens, qu'il prend des mesures concrètes pour y parvenir et que ses intentions de parvenir à la paix sont sérieuses», a déclaré Nétanyahou, avant de présenter son plan au cabinet de sécurité, réunissant les plus importants ministres du gouvernement, qui l'ont approuvé à une très large majorité. Ce plan prévoit la «suspension temporaire» pour dix mois de la délivrance des permis de construire dans la seule Cisjordanie et exclut toute suspension des constructions israéliennes dans la partie orientale de Jérusalem, annexée par Israël après la guerre de 1967. Un demi-million d'Israéliens vivent en Cisjordanie et dans des quartiers de colonisation à Jérusalem-Est, menaçant la viabilité d'un futur Etat palestinien.
Baisser la garde. L'administration Obama a fait de l'arrêt de la colonisation israélienne la clé de voûte de ses efforts pour relancer les négociations en




