Au moins 25 morts et 26 disparus, 104 hospitalisés : l’attentat qui a provoqué le déraillement, vendredi soir, du train express Moscou-Saint-Pétersbourg est l’un des plus meurtriers de ces dernières années en Russie.
Une bombe de puissance moyenne - entre 2 et 7 kilos en équivalent TNT, selon l’enquête préliminaire du FSB - a arraché l’un des rails à l’approche de la locomotive du Nevski Express, provoquant le déraillement des trois derniers wagons du convoi.
Portrait-robot. Selon le ministre de l'Intérieur, Rachid Nourgaliev, le portrait-robot d'un suspect a déjà été établi. Il avait été remarqué par les habitants d'un village des environs, dans cette région peu peuplée à 300 kilomètres de Moscou. Une organisation de nationalistes d'extrême droite, Combat 18 - Ville sur la Neva (une référence à Saint-Pétersbourg), qui avait revendiqué la pose d'un moulage de bombe dans le métro de Saint-Pétersbourg le 16 novembre, a revendiqué l'attentat. Cette organisation n'est pas connue mais la piste d'extrême droite n'est pas à négliger. En 2007, deux nationalistes avaient été condamnés pour un attentat sur le train Grozny-Moscou, en juin 2005, qui n'avait pas fait de victimes.
La piste de terroristes du Caucase du Nord, où le chaos ambiant prend de plus en plus des allures de guerre civile, est également envisagée. Le Nevski Express, un train de luxe à grande vitesse, avait déjà été visé en août 2007 par le même procédé : une bombe placée sous l’un des rails. Là non plus




