«Plus d'un million ! Merci à tous», proclamait, dimanche, triomphal et en caractères violets, le site Internet du «No Berlusconi Day». Dans l'enthousiasme, les jeunes blogueurs à l'origine de cette journée de mobilisation contre le chef du gouvernement italien ont vraisemblablement gonflé les chiffres. Mais même Il Giornale, le quotidien de la famille Berlusconi, reconnaissait le succès de la manifestation et évaluait à 200 000 le nombre de citoyens descendus samedi dans les rues de Rome. «Cela va au-delà de nos espérances. Nous avons monté l'opération en quelques semaines», expliquait Emanuele Toscano, jeune chercheur en sociologie et coordinateur du mouvement sur la capitale.
«Fasciste». Alors que vendredi, le mafieux repenti Gasparre Spatuzza avait évoqué des liens présumés entre Silvio Berlusconi et Cosa Nostra, les manifestants ont défilé derrière une grande banderole violette réclamant la démission du président du Conseil. «Basta ! Accepte de te faire juger», affichaient d'autres jeunes participants soutenus par plusieurs partis politiques (de l'Italie des valeurs aux communistes, en passant par les Verts). Des représentants du Parti démocrate (PD) n'étaient présents qu'à titre personnel, la direction de la principale force d'opposition craignant une diabolisation de Berlusconi et une récupération de la manifestation par l'ancien juge vedette Antonio Di Pietro. Président de l'Italie des valeurs, celui-ci a financé la




