Un an après «Plomb durci», Israël se retrouve dans la situation paradoxale d’avoir atteint ses objectifs militaires, au moins en partie, tout en payant au prix fort, en termes d’image et de statut international, l’ampleur des destructions imposées à Gaza. L’objectif déclaré d’Israël en lançant son opération militaire était de faire cesser les tirs de roquettes en provenance du territoire palestinien. Mission accomplie : depuis la fin de l’opération, moins de 300 roquettes et obus de mortiers ont été tirés contre le sud d’Israël, contre plus de 3 000 en 2008. Autre conséquence positive de l’offensive, du point de vue israélien : l’intensification de la coopération internationale pour empêcher le trafic d’armes (notamment iraniennes) à destination de la bande de Gaza.
Légitimité. Israël a cependant manqué un des buts officieux, mais centraux, de Plomb durci : le renversement du régime du Hamas à Gaza. Bien au contraire, la légitimité du mouvement islamiste, qui a pris le pouvoir par la force dans le territoire palestinien en juin 2007, a été renforcée. L'ostracisme international dont il était l'objet s'est érodé, et des voix de plus en plus nombreuses, en Israël même, prônent maintenant des discussions directes.
D’autant plus que l’opération militaire n’a pas permis, comme certains l’espéraient, de libérer le soldat franco-israélien Gilad Shalit, détenu par le Hamas depuis juin 2006. Si un échange de prisonniers est prochainement conclu, comme semble l’indiquer




