«On est trop près du but pour renoncer.» Kenza Isnasni continue d’y croire. Depuis le port d’Al-Arish, dans le nord du Sinaï, où se trouve cette jeune Belge, Gaza n’est qu’à quelques dizaines de kilomètres. Parti de Londres le 6 décembre, le convoi Viva Palestina, dont elle fait partie, comptait entrer à Gaza le 27 décembre, avec ses 250 véhicules chargés d’aide humanitaire, encadrés par plus de 500 activistes du monde entier, pour commémorer le premier anniversaire de l’offensive israélienne à Gaza.
Mais les obstacles posés par les autorités égyptiennes ont eu raison de ce plan de route. Mardi soir, bloqués au port d’Al-Arish, les militants de Viva Palestina se sont heurtés aux policiers égyptiens. Quatre d’entre-eux auraient été brièvement retenus avant que la situation ne dégénère à coup de jets de pierre. Sept ressortissants étrangers ont été arrêtés. Plus de cinquante personnes, dont quinze policiers, ont été blessées dans ces affrontements, qui ont éclaté après que l’Egypte a refusé à une partie du convoi l’autorisation de traverser par le terminal de Rafah, la renvoyant vers le poste frontière d’Al-Oja.
Contrairement à Rafah, qui communique directement avec la bande de Gaza, le terminal d'Al-Oja est sous contrôle direct d'Israël, puisque situé à la frontière avec l'Etat hébreu. Pour Viva Palestina, l'Egypte multiplie «les prétextes» pour empêcher le convoi d'entrer sur le territoire palestinien. Depuis dix jours, le bras de fer s'est inten




