Victimes d’exploitation, de vexations et de provocations, des centaines d’immigrés africains, le plus souvent clandestins, ont provoqué depuis jeudi soir une véritable émeute dans la petite ville calabraise de Rosarno. Vendredi soir, le bilan était de 37 blessés (19 étrangers et 18 policiers). Vivant depuis des années des conditions d’habitat et d’hygiène terribles, travaillant dans les champs d’agrumes jusqu’à quatorze heures par jour pour une vingtaine d’euros, ils ont bloqué et saccagé une partie de la commune et se sont très violemment affrontés aux forces de l’ordre après avoir été une nouvelle fois l’objet d’intimidations.
Jeudi après midi, deux d’entre eux ont en effet été pris pour cible et légèrement blessés par des inconnus tirant avec une arme à air comprimé. Au retour du labeur, les centaines d’étrangers ont alors décidé de se rassembler pour bloquer dans un premier temps les routes d’accès à Rosarno avant de fondre sur le centre-ville. Armés de barres de fer, de bâtons et de pierres, ils ont caillassé les commerces, brûlé des bennes à ordures, détruit de nombreuses voitures. Dans la soirée, la police est intervenue, les chargeant très durement. Bilan : 7 étrangers arrêtés.
Dortoirs. La protestation a repris vendredi matin avec le renfort de centaines d'immigrés provenant de toute la région de la plaine de Gioia Tauro (qui accueillerait15 000 étrangers). Les écoles et les commerces de Rosarno sont restés fermés tandis qu'une partie des habitants s'




