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Des failles connues depuis longtemps

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Haïti est situé sur le bord d’une plaque tectonique où les séismes sont récurrents.

Publié le 14/01/2010 à 0h00

Le séisme majeur survenu mardi en Haïti n'a pas surpris les spécialistes. La presqu'île où est construite la capitale, Port-au-Prince, est en effet traversée par «des failles capables de séismes de magnitude 7,1 à 8», expliquait le Pr Eric Calais, lors d'un cours de géologie donné… en Haïti en 2002. Un cours où il soulignait un adage bien connu de la géophysique : «Il y a eu des séismes majeurs, il y aura des séismes majeurs.» Or, comme l'explique sans ironie Jean-Paul Montagner, de l'Institut de physique du globe de Paris : «On n'empêche pas les séismes.» La science n'est pas plus en état, d'ailleurs, de les prévoir. Elle peut juste dire où, avec quel niveau de violence, et calculer des probabilités de survenue pour une période donnée. C'est déjà pas mal.

Colères. Pour Haïti, et singulièrement la région de Port-au-Prince, ce travail a été en grande partie effectué. Hispaniola, l'île où se trouve le pays, se situe sur une «frontière de plaque tectonique», explique Jean-Paul Montagner, ces plaques dont le jeu est à l'origine de la plupart des plus violentes colères de la Terre, volcans et séismes. Haïti se situe sur la plaque caribéenne, qui correspond grosso modo au golfe du Mexique. Cette plaque se frotte à la plaque nord-américaine sur ses frontières nord et est. Un contact rugueux qui se traduit par un mouvement de coulissage entre les deux plaques d'environ 2 centimètres par an, «une vitesse plutôt lente<

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