Haïti n’avait pas connu une secousse sismique d’une telle intensité depuis près de deux siècles. Un tremblement de terre d’une magnitude de 7 sur l’échelle ouverte de Richter a dévasté Port-au-Prince mardi à 16 h 53, heure locale (22 h 53 à Paris). La terrible secousse, dont l’épicentre était situé à moins de 15 kilomètres de la capitale haïtienne, a duré plus d’une minute. Selon un journaliste de l’AFP présent sur place, elle a littéralement projeté en l’air les véhicules en stationnement et soulevé un rideau de poussière qui a immédiatement recouvert la ville. La secousse a été suivie par une trentaine de répliques très violentes, qui ont fini de ravager édifices publics et habitations de fortune des quartiers populaires.
«chaotique». Le bilan en pertes humaines risque d'être très élevé : hier soir, le Premier ministre haïtien, Jean-Max Bellerive, s'exprimant sur la chaîne américaine CNN, a évoqué «plus de 100 000 morts» dans un pays qui compte environ 9 millions d'habitants. Pour Médecins sans frontières, la situation était «chaotique» dans la capitale haïtienne - 3 millions d'habitants -, où les hôpitaux ont été détruits ou ne fonctionnent plus. «J'ai vu un nombre bouleversant de cadavres, rapporte ainsi Stefano Zannini, un des membres de l'ONG. Certaines parties de la ville n'ont plus d'électricité, et les habitants se sont regroupés à l'extérieur et essayent de se réconforter les uns les autres.» De son côté, Hans Van




