Depuis sa démission du fauteuil de président du Conseil, en 2008, il s'était imposé une certaine réserve politique. Mais, devant le chaos et la confusion qui ont récemment submergé le Parti démocrate (PD) qu'il a contribué à fonder, Romano Prodi n'a pas résisté à intervenir pour s'interroger publiquement : «Qui commande au sein du PD ?»
A deux mois des élections régionales, la principale formation de l’opposition italienne est en plein désarroi. La désignation à l’automne 2009, à la suite de primaires, de Pierluigi Bersani comme nouveau secrétaire national devait en principe stabiliser le parti, lui offrir un nouveau leader crédible. Et surtout lui permettre d’élaborer une nouvelle stratégie d’alliances politiques après l’expérience de Walter Veltroni qui, en 2008, avait décidé d’aller pratiquement seul aux urnes, facilitant ainsi le retour de Silvio Berlusconi aux affaires.
Mais le PD se retrouve à nouveau en plein marasme. Certains de ses représentants sont rattrapés par les scandales. Lundi, Flavio Delbono, le maire de Bologne - bastion de la gauche italienne -, a notamment été poussé à la démission en raison d’une enquête portant sur son utilisation de fonds publics pour des voyages en compagnie de sa petite amie.
Surtout, la stratégie de la direction du Parti démocrate d’ouverture vers le centre droit - Pierluigi Bersani et son mentor, l’ancien président du Conseil Massimo D’Alema, espèrent ainsi battre les candidats de Berlusconi -a été désavouée. Dans la région




