«La ploutocratie doit payer pour la crise», clamaient les banderoles. Sous la protection de parapluies de toutes les couleurs, les fonctionnaires grecs ont manifesté leur colère contre la politique d’austérité, imposée par le gouvernement socialiste pour sortir de la crise financière : baisse des salaires, suppression des primes et des privilèges fiscaux, gels des embauches. Six Grecs sur dix, selon les sondages, soutiennent ces mesures. La grève a été largement suivie : employés des ministères et des municipalités, médecins et infirmiers, instituteurs et professeurs, agents du fisc et contrôleurs aériens.
Hors-d'œuvre. Par contre, les manifestations, organisées essentiellement à Athènes et à Thessalonique, n'ont pas réuni plus de monde que de coutume. Prenant la parole devant 5 000 personnes (10 000 dans tout le pays), Spiros Papaspiros, président de l'Adedy, syndicat de la fonction publique qui compte 300 000 membres, a fustigé les positions ultralibérales du gouvernement en qualifiant ses mesures de «sacrifices injustes et inefficaces».
Malgré ce manque de mobilisation syndicale, ce mouvement a tout l'air d'être un hors-d'œuvre. Une grève nationale des taxis est prévue aujourd'hui, les blocus des paysans sur les grands axes de communication devrait continuer, mais surtout, la GSEE, la grande centrale syndicale du secteur privé avec 600 000 adhérents a déposé un avis de grève nationale pour le 24 février. L'Adedy vient de confirmer sa participation




