La bombe et le bâton. Les autorités iraniennes et leur président, Mahmoud Ahmadinejad, ont effectué une démonstration de force, tant à usage interne qu'international, à l'occasion du 31e anniversaire, hier, de la révolution islamique, qui avait mis à bas le régime du Shah. Une démonstration, en tout cas, de leur capacité à contrôler l'information, alors que l'opposition avait l'intention de descendre dans la rue subvertir la célébration officielle.
Défi. Hier en fin de journée, la Maison Blanche a reconnu que Téhéran avait réussi à maintenir un «blocus presque total de l'information». Les agences de presse étrangères ont été invitées à ne pas quitter la tribune officielle qui leur était réservée, place Azadi, où Ahmadinejad a prononcé un discours défiant la communauté internationale sur le nucléaire. Fait nouveau : l'agence iranienne des télécommunications a réussi à bloquer les comptes de la messagerie Gmail…
Les informations sur le déroulement de la journée sont donc éparses et parcellaires. Une chose est sûre : les chefs de l'opposition ont été empêchés de manifester. Les escortes de Mehdi Karoubi, un des concurrents malheureux, avec Mir Hossein Moussavi, d'Ahmadinejad à 'élection présidentielle de juin, ainsi que celle de l'ex-président Khatami ont été attaquées par des miliciens en civil. Plusieurs de leurs proches auraient blessés, mais pas les leaders. La petite-fille de l'ayatollah Khomeiny a été empêchée de manifester, et le petit-




