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Libération

L’Iran réduit ses opposants au silence

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Menaces et mobilisation policière ont empêché les détracteurs du régime de perturber l’anniversaire de la Révolution.

Le président Mahmoud Ahmadinejad traverse la foule lors du 31e anniversaire de la Révolution islamique, le 11 février 2010 à Téhéran (AFP Atta Kenare)
Publié le 12/02/2010 à 0h00

La bombe et le bâton. Les autorités iraniennes et leur président, Mahmoud Ahmadinejad, ont effectué une démonstration de force, tant à usage interne qu'international, à l'occasion du 31e anniversaire, hier, de la révolution islamique, qui avait mis à bas le régime du Shah. Une démonstration, en tout cas, de leur capacité à contrôler l'information, alors que l'opposition avait l'intention de descendre dans la rue subvertir la célébration officielle.

Défi. Hier en fin de journée, la Maison Blanche a reconnu que Téhéran avait réussi à maintenir un «blocus presque total de l'information». Les agences de presse étrangères ont été invitées à ne pas quitter la tribune officielle qui leur était réservée, place Azadi, où Ahmadinejad a prononcé un discours défiant la communauté internationale sur le nucléaire. Fait nouveau : l'agence iranienne des télécommunications a réussi à bloquer les comptes de la messagerie Gmail…

Les informations sur le déroulement de la journée sont donc éparses et parcellaires. Une chose est sûre : les chefs de l'opposition ont été empêchés de manifester. Les escortes de Mehdi Karoubi, un des concurrents malheureux, avec Mir Hossein Moussavi, d'Ahmadinejad à 'élection présidentielle de juin, ainsi que celle de l'ex-président Khatami ont été attaquées par des miliciens en civil. Plusieurs de leurs proches auraient blessés, mais pas les leaders. La petite-fille de l'ayatollah Khomeiny a été empêchée de manifester, et le petit-

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