Que faire des terroristes présumés si on ne peut plus les torturer discrètement : les garder dans des prisons secrètes ou les parquer indéfiniment à Guantánamo ? Tout simplement, les tuer. L'administration Obama en est arrivée là : elle préfère le plus souvent assassiner les suspects de terrorisme plutôt que de les capturer vivants. Une pratique que dénoncent plusieurs médias américains, dont le Washington Post et le magazine Foreign Policy, citant des responsables généralement anonymes des services secrets.
Le Washington Post revient en particulier sur l'assassinat, en septembre, de Saleh Ali Nabhan, un Kényan traqué depuis longtemps par la CIA, qui le soupçonnait de faire le lien entre Al-Qaeda et ses alliés est-africains. Les services américains avaient été informés qu'il allait traverser en voiture le sud de la Somalie. Trois options étaient possibles : le tuer par une frappe aérienne, tirer depuis des hélicoptères qui pourraient ensuite se poser pour vérifier que la cible avait été atteinte, ou bien tenter de le capturer vivant. La Maison Blanche a choisi les hélicoptères, rapporte le journal, l'un des appareils ayant atterri et prélevé l'ADN des victimes pour confirmer cette victoire sur le terrorisme.
Sous l'administration Bush, les forces américaines avaient déjà tendance à vouloir «abattre les salauds», confie un agent anonyme cité par le Post, mais la tendance serait «encore plus forte» maintenant. Ce cho




